SI C’EST POUR MA PERTE, JE PERIRAI

Esther 4 :1-17
Verset Clé 4 : 16
La voiture 4×4 avance avec 4 roues vers lesquelles la force de moteur se transmet du même poids, d’où le besoin de sa conduite spéciale de peur du dérapage. Toutes les roues sont pareilles avec le même poids du rôle. La vie de foi y ressemble. On forme le corps et chaque partie du corps a un poids comme les autres et tout le corps marche ensemble. Ce qui a été demandé à Esther malgré sa royauté était de la sorte.
1. La lamentation de Mardochée (1-9)
Mardochée se vêtit du sac et se lamenta amèrement en face de la concierge. Il ne put la pénétrer selon la loi. Plus que par l’extérieur, l’intérieur de Mardochée pleurait plus, car c’est à cause de son action que ce malheur était arrivé. Il se lamenta fortement en versant beaucoup de larmes et le jeûne. Cependant sa tristesse n’était pas celle selon le monde qui mène à la mort, mais celle selon Dieu. Il ne s’apitoyait pas de son sort et celui de son peuple, et s’il s’apitoyait, il se serait suicidé à cause du poids de son action. Mais sa conduite étant selon la foi, Dieu lui avait donné la force de s’y tenir ferme jusqu’au bout. Sa tristesse n’avait qu’un seul but qui est de supplier la miséricorde de Dieu pour lui et son peuple. Tous savaient ce que signifiait le décret, sauf la reine qui dut s’informer par Hathac, l’eunuque. Mardochée demanda l’intervention de la reine.
2. Si c’est pour ma perte, je périrai (10-17)
Esther fut confrontée à la mort éventuelle en cas de violation du protocole royal. La réponse de Mardochée était sèche et brutale. Son propos était de demander à la reine la solidarité avec son peuple. Deux points nous font reconnaître la foi de Mardochée. Dieu suscitera le salut sans dépendre la volonté humaine, d’où aucun mérite possible pour quiconque bienfaiteur. L’homme n’est qu’un instrument utilisé selon la souveraineté de Dieu pour la réalisation de sa volonté. Celle-ci est irrésistible, même si quelqu’un la refuse. Selon la foi de Mardochée, enfin Esther prit une décision de mourir, si c’était la volonté de Dieu. Elle se sentit pourtant insuffisante, d’où sa demande instante de la prière et le jeûne de ses compatriotes. (AA)

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