Job 15:1-35
VC 9 “Que sais-tu que nous ne sachions pas? Quelle compréhension as-tu que nous n’ayons pas?”
Ce Chapitre 15 du Job est une réponse de Eliphaz à Job. Son plus grand problème est de porter un jugement sur Job selon son critère et d’ouvrir sa bouche sans rien vouloir comprendre la souffrance de Job. Sa parole vient de ses expériences et de sa sagesse propre à lui. On peut se demander s’il est venu vraiment pour consoler son ami Job. Se laisser parler selon son coeur et son sentiment est le plus grand piège pour un croyant.
1. C’est ta bouche qui te condamne (1-15)
Malgré la dépense sincère de Job, Eliphaz voulait s’en prendre et il ne veut pas vraiment comprendre la souffrance de Job. Il traite Job comme quelqu’un qui parle selon sa propre justice. Eliphaz critique Job sur la manière de parler. V 5 “C’est ta faute qui dirige ta bouche, et tu choisis le langage des hommes rusés” Mais quand on observe les paroles de Eliphaz, il était pire que Job. Il porte un jugement sur son ami souffrant et il l’accuse comme si tout le malheur est arrivé à cause de ses paroles inutiles et vaines. Eliphaz était plus âgé que Job. Eliphaz se permets donc de traiter Job comme un jeune qui parle un peu n’importe quoi. L’insistance d’Eliphaz consiste à dire que « nous connaissons tout, compte tenus de nos âges et nos expériences ». Ce genre d’attitude d’Eliphaz sous forme de « je connais tout » ne rend pas possible d’écouter les propos de défense de Job sur la vérité et la justice. Eliphaz savait que l’homme né d’une femme est un pécheur devant Dieu.(lui aussi!) Mais il fallait se demander si ces paroles accusatrices ne peuvent pas faire des dégâts sur Job qui avait déjà tout perdu.
2. Je vais t’expliquer, écoute-moi! (16-35)
Le discours d’Eliphaz est basé sur le bien et le mal. Celui qui fait du bien, il est sage et il est protégé du malheur tandis que celui qui fait du mal est un méchant, le dévastateur va survenir sur lui et il va avoir des difficultés comme si Dieu donne son sort aux malfaiteurs. Le problème, c’est que la personne qui était en face de lui n’était pas un méchant, mais Job qui était pieux. Ce chapitre nous invite à réfléchir à comment parler et consoler une personne souffrante. Certaines paroles peuvent les aider bien sûr, mais attention! Dieu n’a pas encore révélé sa volonté sur la souffrance et lui-même il ne le sait pas. Donc lui dire selon notre propre conviction est un risque car on peut blesser son âme. Il vaut mieux rester silencieux et ouvrir la bouche avec beaucoup de prudence. (TY)
DIFFERENTS DONS MAIS UN SEUL ESPRIT
1 Corinthiens 12 :1-31 VC 12 :7 Les chrétiens de Corinthe avaient des dons différents ; Paul leur montre comment